L’éducation des jeunes
Les petits camélidés, par nature, n’aiment pas le contact : ils se touchent peu entre eux, la mère ne lèche pas son petit (elle ne peut pas sortir sa langue), donc le cria ne percevra pas naturellement la caresse comme un geste apaisant, mais au contraire comme une agression stressante.
Il faut donc leur apprendre à accepter, puis à apprécier le contact humain, par une éducation calme, patiente et progressive : contact fréquent, désensibilisation pour accepter de se laisser toucher partout, immobilité pour les piqûres et les soins, licol, attache, promenade en longe. Et, pour les lamas : brossage, prise des pieds pour faire les ongles, tonte à l’attache…
Ils sont dociles une fois qu’ils ont compris ce qu’on attend d’eux et qu’ils nous font confiance.
Mais il importe de ne pas tomber dans l’extrême, c’est-à-dire une manipulation excessive qui entraîne une imprégnation de l’animal et des problèmes potentiels pour l’avenir, surtout avec les jeunes mâles.
Pour manipuler ou licoler son alpaga, il faut le faire rentrer dans un petit paddock prévu à cet effet. Le pré est son espace de vie, l’abri est son espace de repos, il faut respecter ces lieux. Toujours amené dans cet espace restreint dédié aux soins, il apprend vite à accepter les lubies de son propriétaire.
Un jeune animal proposé à la vente DOIT être manipulé, habitué à être palpé et touché sur tout le corps, à ce qu’on lui fasse les ongles ou des soins divers. Et bien sûr il doit être éduqué au licol et à la marche en longe.
Les jeunes lamas, eux, sont brossés régulièrement et désensibilisés pour apprendre à supporter la tonte annuelle (alors qu’on évite de brosser les alpagas pour ne pas abîmer la toison).
Ils apprennent à donner les pieds et à monter dans le van, en vue de leur utilisation pour le loisir.
Ils sont promenés dans la ferme, puis à l’extérieur, pour leur faire découvrir le vaste monde…
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Retours aux NOTIONS D’ÉLEVAGE







Les 4 crias de septembre sont arrivés, 2 mâles et 2 femelles, en pleine forme. Tous sont nés après une gestation plus longue que la moyenne (de 11 mois 12 jours à 11 mois 27 jours, la moyenne reconnue étant de 11 mois 11 jours). Ce qui est rare en automne, car depuis 15 ans je constatais que les naissances d’automne dépassaient peu les 11 mois, ou de quelques jours seulement. Il est probable que la sécheresse et les grosses chaleurs de cet été hors-normes ont entraîné un ralentissement de la croissance des foetus : le petit dernier, Denali, né le 23 septembre, est arrivé à 11 mois et 27 jours de gestation, ce qui est très long, et pourtant il ne pesait que 6,2kg, donc ce temps long a été nécessaire à son bon développement in utero qui avait dû être fortement freiné pendant l’été.